From lalonde@CRM.UMontreal.CA Tue Jan  6 20:33:28 2009
Date: Tue, 6 Jan 2009 14:33:22 -0500 (EST)
From: Francois Lalonde <lalonde@CRM.UMontreal.CA>
To: kellendonk@math.univ-lyon1.fr
Subject: cours doctoral

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Bonjour Mr Kellendonk,

   Je suis Francois Lalonde. Je donnerai un cours a partir de janvier.
Auriez-vous l'amabilité de mettre en ligne le texte descriptif du
cours qui suit (je le joins dans le corps du texte et en piece
attachee). Si vous preferez une version pdf tiree de Latex, dites-le
moi. Merci beaucoup !   Francois Lalonde



   Les variétés symplectiques peuvent être conçues  comme
généralisation utile des fibrés cotangents, c'est-à-dire des
espaces dans lesquels la mécanique hamiltonienne a lieu, mais
également comme  généralisation des variétés projectives
complexes.  Cette dualité entre dynamique et géométrie analytique
est particulièrement féconde puisqu'elle agit dans les deux
directions:  la dynamique permet souvent de construire des invariants
géométriques alors que la rigidité des variétés analytiques permet
de dévoiler certaines propriétés qualitatives des phénomènes de la
dynamique. Aucune théorie n'illustre mieux la fécondité de cette
dualité que la théorie de Floer (ou la théorie symplectique des
champs qui en est issue).

   Par ailleurs, les techniques utilisées en géométrie symplectique --
par exemple celles qui produisent les invariants associés à ses
objets d'étude -- suivent une autre dualité qui distinguent les
techniques ``souples'' des techniques ``rigides''. Les premières
proviennent de la topologie algébrique ou différentielle ordinaire
(le h-principe par exemple) alors que les secondes proviennent des
méthodes pseudo-holomorphes (EDP elliptiques) ou de celles que l'on
voit en théorie de jauge.

   Or ces deux dualités, la première concernant la nature même de la
géométrie symplectique et la seconde, plus accidentelle, concernant
le choix  des techniques, sont dans une certaine mesure indépendantes.
C'est pourquoi il est souvent difficile de prévoir si un nouveau
problème de géométrie symplectique qui se présente à nous est
souple ou rigide. Cette relative indépendance fait le diversité et la
richesse de la géométrie symplectique.

Voici un aperçu du cours:

1)  Présentation des  bases de la géométrie symplectique: définitions
des objets, méthode de Moser, formes normales près des sous-variétés
symplectiques et lagrangiennes, groupes de difféomorphismes,  fibrés
symplectiques, diverses notions d'indice tirées de la dynamique et de la
géométrie des objets.

2) Souplesse et rigidité en géométrie symplectique: du h-principe de
Smale-Gromov à la rigidité d'Eliashberg. Pourquoi la géométrie
symplectique ne peut se réduire à de la topologie différentielle.

3) Eléments de la théorie de Floer et quelques-unes de ses applications:
méthodes pseudo-holomorphes dans les cas les plus simples, relations
entre théories de Floer et de Morse, homomorphismes de Seidel absolu et
relatif, clusters linéaires (ou complexes de perles), aperçu des
clusters généraux. Application au scindement homologique des fibrés
hamiltoniens dont Deligne, Kirwan, Atiyah-Bott avaient aperçu les
premières manifestations.  Applications, aussi simples et directes que
possible, à la dynamique.

   Comme je m'attends à ce que ceux qui participeront à ce cours n'aient
pas tous les mêmes pré-requis, on tentera de faire un cours à deux
vitesses qui ne frêne pas les plus avancés sans pour autant
décourager ceux pour qui ce cours représenterait une première
initiation à la géométrie et la topologie symplectiques. Une façon
pratique d'y arriver serait de consacrer chaque semaine deux heures aux
paragraphes (1) et (2) de ce programme, et une troisième heure
facultative au paragraphe (3) pour les plus avancés (ou les plus
téméraires).

   Les pré-requis sont ceux que Jean-Claude Sikorav indique pour son
cours de géométrie kahlérienne de l'automne. Son cours n'est pas un
pré-requis, mais on pourra y faire écho en présentant, si le temps
le permet, une version pseudo-holomorphe du théorème de Kodaira, due
à Donaldson (sans démonstration, mais avec explication des énoncés
et de ce qu'ils impliquent).

   Les références  seront données au premier cours (quelques-unes sont
introuvables à la bibliothèque ou sur internet). Si l'on veut, on
peut se préparer au cours en lisant les sections pertinentes du livre
de McDuff et Salamon relatives à la section (1) du cours.

   Possibilités de moments d'une première rencontre pour organiser
l'horaire et débuter le cours: je propose une rencontre de deux heures
d'affilée soit  le lundi 26 ou bien le mardi 27, entre 13h00 et 18h00.
SVP écrire dès que possible à Francois.Lalonde@umpa.ens-lyon.fr pour
mentionner quelles sont les heures, durant ces deux plages horaires,
qui vous conviennent. Le jour, l'heure et la salle de l'ENS pour la
première rencontre seront affichés ici au plus tard le 23 janvier.

    [ Part 2, Application/X-TEX  6KB. ]
    [ Unable to print this part. ]

