Archives : anciennes interventions

       

28 mars 2014 : conférence au collège Bernard De Ventadour de Bagnol sur Cèze

Glisse extrême. Ski de pentes raides, roller acrobatique, surf sur vagues géantes ; les sports de glisse vous fascinent ? Venez découvrir les pistes les plus extrêmes de tous les temps grâce aux mathématiques. Venez aussi apprendre à déceler leurs pièges cachés, et notamment le plus sournois d'entre eux : la fameuse rupture de courbure. Venez enfin concevoir une piste atrocement périlleuse en la saturant de ces pièges invisibles...

Illustration : Une fracale 3D



       

7 octobre 2013 : conférence à l'occasion de la fête de la science au collège Elsa Triolet de Venissieux.

Que le papier parle et que les maths s'élèvent ! Où l'on découvre que de simples papiers pliés peuvent conduire à des formes mathématiques sophistiquées et produire des objets dépassant les imaginations les plus débridées.

Illustration : On Air, Daniele Papuli



       

26 juin 2012 : conférence pour le programme Cinémath ! du MathC2+ organisé par l'IREM de Lyon, à 9h30, salle Fokko du Cloux, bâtiment des mathématiques, UCBL, campus de la Doua.

Math : silence, on tourne ! En 1872, Etienne-Jules Marey, physiologiste et photographe crée la polémique en affirmant qu'un cheval au galop voit ses jambes se décoller du sol. Six ans plus tard, Eadweard Muybridge donne raison à Marey en réalisant une sorte de film (16 images !) permettant enfin de comprendre le galop du cheval. Depuis les techniques ont progressé et les films ont été massivement utilisés en science, notamment pour visualiser des phénomènes trop rapides pour être perçus à l'oeil nu. Nous découvrirons dans cette conférence comment des films rudimentaires --quelques centaines d'images-- peuvent également convaincre l'esprit de la réalité de certains phénomènes mathématiques.

Illustration : photomontage


       

10 mai 2012 : conférence pour le Rallye Mathématique de Lyon, à 13h45, en amphithéâtre 8 du bâtiment Thémis, UCBL, campus de la Doua.

Mars Attacks ! Un classique indémodable de la science fiction imagine l'invasion de notre belle et innocente planète par des martiens habités des pires intentions. Pourtant, on le sait tous, il n'y a pas plus de bonhomme vert sur Mars que de dahu dans nos montagnes. La menace d'une attaque martienne est donc totalement inexistante... Vraiment ? Pas si sûr ! Obnubilés que nous sommes par la chose militaire, nous oublions qu'un autre danger nous guette : la planète Mars pourrait nous attaquer d'une toute autre façon en venant benoîtement percuter la Terre ! Un tel scénario est-il possible ? La question taraude les savants depuis Isaac Newton et elle est toujours d'actualité.

Illustration : Collision solaire



                     Hilbert et Holmes           

30 mars 2012 : une conférence pour les Promenades Mathématiques, 15h00, lycée du Bugey, Belley.

La pierre de Mazurkiewicz, un fabuleux diamant exposé à la Tate Gallery à Londres, vient d'être dérobée au nez et à la barbe des services de sécurité. Devant le désarroi de la police, nous mènerons l'enquête à la manière de Sherlock Holmes, avec pour seules armes les mathématiques et la logique.

Illustration : David Hilbert et Sherlock Holmes, photomontage à partir d'une illustration de Sidney Paget.


                     Escher, Trois mondes           



24 septembre 2011 : une conférence pour les journées nationales de l'APMEP, 9h00, DLST, Saint Martin d'Hères, UJF.

Trois défis à l'impossible chez les surfaces ! Avant d'être démontrés, les énoncés mathématiques sont d'abord pensés. Ils sont pressentis longtemps à l'avance par les spécialistes qui les jaugent, les explorent et les affinent. Au cours du temps, les images mentales forgées par les chercheurs deviennent de plus en plus précises et un nouveau panorama émerge qui finit par emporter l'adhésion par la force de sa cohérence. Vient ensuite le temps de la démonstration, plus ou moins long, et qui finit par élever l'intuition initiale au précieux statut de théorème. Une sorte de soulagement intellectuel s'opère alors : tout s'ordonne selon le plan naturel et attendu. Cependant, quelques rares énoncés mathématiques subissent un sort exactement inverse : jugés impossibles, incohérents ou contradictoires dès le départ, ils sont immédiatement dissipés et proscrits par la pensée... jusqu'au jour où leur incontournable existence s'impose à la raison. La situation est alors tout autre : ces théorèmes paradoxaux semblent mettre à terre l'édifice logique de la discipline et lancent un prodigieux défi à l'imagination. On s'intéressera dans cette conférence à trois d'entre eux : la surface de Boy, le retournement de la sphère et les tores plats.

Illustration : Trois mondes, M. C. Escher.


                     *freelancah           



10 mai 2011 : une conférence à deux voix avec Julien Tabillon, professeur de batterie à 10h00, Bibliothèque Universitaire - La Doua, UCBL.

Peut-on entendre la forme de l'Univers ? Quoi de plus ridicule, d'extravagant, d'absurde ? Pourtant, chacun sait qu'un petit tambour émet un son aigu alors qu'une grosse caisse produit un son grave : la hauteur du son trahit la taille de l'instrument. Et grâce aux mathématiques, on peut aller beaucoup plus loin. Une étude minutieuse des sons produits révèlera, par exemple, la surface de la peau du tambour même si celle-ci revêt les formes les plus étranges : carré, polygone, ellipse... Alors pourquoi s'interdire de faire la même étude pour l'Univers dont les physiciens nous disent qu'à l'origine il vibrait comme un tambour sous l'effet combiné de la gravitation et de la pression photonique ?

Illustration : Heart of the Universe, *freelancah.


                     Bruno Yvonnet           



8 février 2011 : une conférence à deux voix avec Bruno Yvonnet, artiste-plasticien à 10h00, Bibliothèque Universitaire - La Doua, UCBL.

Du chaos sinon rien ! Deux mobiles qui se meuvent indépendamment et se choquent au gré de leurs trajectoires dans une enceinte circulaire : telle est la sculpture mobile réalisée par l'artiste lyonnais Bruno Yvonnet à l'occasion du référendum de 2004 sur l'unification de l'île de Chypre. Sa symbolique est claire ; les deux mobiles représentent les deux parties en présence, et le mouvement et les chocs figurent les tensions et tentatives de rapprochement des dernières décennies. Autre symbole, les formes des deux mobiles sont complémentaires. Si, au cours de leurs trajectoires ceux-ci se retrouvent à se déplacer l'un vers l'autre et en vis-à-vis, alors un emboîtement a lieu qui arrête la sculpture : l'île est réunifiée !

Illustration : Bruno Yvonnet


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