2 Espaces normés, espaces métriques.

Exercice 1  Norme produit Soient (E,∥⋅∥) et (F,∥⋅∥′) deux espaces vectoriels normés. Montrer que les applications ∥⋅∥1,∥⋅∥2 et ∥⋅∥∞ définies pour (x,y) dans E×F par

‖(x,y)‖1=‖x‖+‖y‖′⁢,
‖(x,y)‖2=‖x‖2+‖y‖′⁣2⁢ et 
‖(x,y)‖∞=max⁡{‖x‖,‖y‖′}

sont des normes sur E×F. On appelle la norme ∥⋅∥∞ norme produit.

Vérifier que ces trois normes sont équivalentes.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 2   Pour tout élément P=∑k=0nak⁢Xk du ℝ-espace vectoriel ℝ⁢[X] des polynômes, on pose :

n1⁢(P)=∑i=1n|ai|,n∞⁢(P)=maxi=1⁢…⁢n⁡|ai|

Comme dans l’exercice 1, on montre que n1,n∞ sont des normes.

1. Ces normes sont-elles équivalentes ?

2. Soit Pn=∑k=0n1(k+1)2⁢Xk.

La suite (Pn) converge-t-elle pour une de ces normes ? Est-elle de Cauchy ?

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 3

Soit E=ℓ1⁢(ℕ) l’ensemble des coefficients P=(ak)k≥0 de séries absolument convergentes donc telles que limn→∞∑i=0n|ai|<∞ et on note : ‖P‖1=∑i=0∞|ai|:=limn→∞∑i=0n|ai|. On rappelle que c’est une norme sur E.

  1. 1.
    ​

    Soit i:ℝ⁢[X]→E défini par i⁢(∑k=0nak⁢Xk)=u pour uk=ak pour k≤n et uk=0 sinon. Montrer que ‖i⁢(P)‖1=n1⁢(P) (on dit que i est une isométrie (linéaire)).

  2. 2.
    ​

    Soit P(n)=i⁢(Pn)∈E (pour la suite de polynômes (Pn) de l’exercie 3).

    (P(n)) converge t-elle dans E ?

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 4  Soit (E,||.||) un evn. Montrer que tout (x,y)∈E2 vérifie :

‖x‖+‖y‖≤‖x+y‖+‖x−y‖.
Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 5   (⋆) On considère l’espace E=𝒞⁢([0,1],ℝ)={f:[0,1]→ℝ;f⁢ continue}.

  1. 1.
    ​

    Pour f∈E, on pose ‖f‖∞=supx∈[0,1]|f⁢(x)|. Montrer que ∥⋅∥∞ est une norme sur E.

  2. 2.
    ​

    Pour f∈E et r>0, représenter graphiquement la boule ouverte B⁢(f,r).

  3. 3.
    ​

    Pour f∈E, on pose ‖f‖1=∫01|f⁢(x)|⁢𝑑x. Justifier que ∥⋅∥1 est une norme sur E.

  4. 4.
    ​

    Montrer que les deux normes précédentes ne sont pas équivalentes.

Solution : 

Correction de 2021-2022 exercice 8

https://math.univ-lyon1.fr/parcours_matheco/lib/exe/fetch.php?media=programmes_ue_l3:topologie-mesure:feuille2-matheco_2021-2022_correctionpartiellemas.pdf  □

Exercice 6  Soit ℝ¯=ℝ∪{−∞,∞} avec

dℝ¯(x,y)={min(1,|x−y|)six,y∈ℝ0six=y∈{−∞,+∞}1sinon
  1. 1.
    ​

    Montrer que dℝ¯ est une distance.

  2. 2.
    ​

    Montrer que dℝ¯ et la distance usuelle définie par dℝ⁢(x,y)=|x−y| ne sont pas équivalentes sur ℝ.

  3. 3.
    ​

    Montrer que les intervalles ]a,b[ avec a<b sont ouverts pour cette distance.

  4. 4.
    ​

    Montrer que U⊂ℝ est ouvert pour la norme usuelle si et seulement si il est ouvert pour dℝ¯

Solution : 

(cf. TD)   □

Ouverts, fermés.

Exercice 7

On considère le ℝ-espace vectoriel ℝ2 muni de la norme ||.||2. Montrer que :

  1. 1.
    ​

    {(x,y)∈ℝ2:x>0,y>0} est un ensemble ouvert.

  2. 2.
    ​

    {(x,y)∈ℝ2:x≥0,y≥0} est un ensemble fermé.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 8

  1. 1.
    ​

    Donner un exemple d’une intersection d’ouverts qui n’est pas un ouvert.

  2. 2.
    ​

    Donner un exemple d’une union de fermés qui n’est pas un fermé.

Solution : 
  1. 1.
    ​

    Donnons un exemple d’une intersection d’ouverts qui n’est pas un ouvert.

    Correction : Les ouverts ]−1/n,1/n[=B(0,1/n) ont pour intersection ⋂n≥1]−1/n,1/n[={0} qui est un fermé non vide du connexe ℝ≠{0} donc n’est pas ouvert.

  2. 2.
    ​

    Donnons un exemple d’une union de fermés qui n’est pas un fermé.

    Correction :

    ]0,1[=⋃x∈]0,1[{x} est une union de singleton (boules fermés de rayons 0) donc de fermés, mais ]0,1[ est un ouvert non-vide du connexe ℝ≠]0,1[ donc ]0,1[ est n’est pas fermé.

□

Exercice 9   (⋆) Soit E=𝒞⁢([0,1],ℝ)={f:[0,1]→ℝ:f⁢ continue}.

  1. 1.
    ​

    Soit A={f∈E:∀x∈[0,1],f⁢(x)>0}. Montrer que A est ouvert dans (E,∥⋅∥∞) et que A n’est pas ouvert dans (E,∥⋅∥1).

  2. 2.
    ​

    Soit B={f∈E:∃x∈[0,1],f⁢(x)=0}. Montrer que B est fermé dans (E,∥⋅∥∞).

Exercice 10

On considère le ℝ-espace vectoriel ℝ2 (ou ℝ3) muni de la norme ||.||2. Parmi les ensembles suivants, lesquels sont ouverts, lesquels sont fermés ? Calculer les intérieurs, adhérences, frontières.

  1. 1.
    ​

    A={(x,y)∈ℝ2:x>0,y≥0}.

  2. 2.
    ​

    B={(x,y)∈ℝ2:x+y>0}.

  3. 3.
    ​

    C=[0,1]×]1,2[,

Solution : 

(cf TD.)   □

Exercice 11

  1. 1.
    ​

    Calculer l’adhérence et l’intérieure de ℚ∩[0,1].

    Solution : 

    Montrons que A¯=[0,1]. En effet, pour x∈]0,1[ on prend xn=⌊n⁢x⌋n. Or la partie entière vérifie n⁢x≤⌊n⁢x⌋<n⁢x+1, donc x≤xn<x+1/n donc par le théorème des gendarmes xn→x. Or xn∈ℚ pour tout n et pour n assez grand, xn∈]0,1[, donc xn∈A. Par caractérisation séquentielle de l’adhérence, on déduit x∈A¯. Donc A¯⊃A∪]0,1[=[0,1]. De plus [0,1] fermé, et contient A donc comme A¯ est le plus petit fermé contenant A, on a A¯⊂[0,1]. En bilan, A¯=[0,1].

    Montrons que Ac¯=ℝ donc I⁢n⁢t⁢(A)=∅︀. Il suffit de voir A⊂Ac¯. IL suffit d’utiliser que ℝ−ℚ est dense dans ℝ donc aussi Ac qui le contient.

    Remontrons le. Pour x∈A, on a x+2n∉ℚ (car 2 est irrationnel, on peut aussi le remplacer par n’importe quel irrationnel, par exemple π). On a x+2n→x donc par caractérisation séquentielle de l’adhérence, on déduit x∈Ac¯.   □

  2. 2.
    ​

    Donner un exemple de partie A de ℝ tel que les 7 ensembles :

    A,A¯,Int⁢(A),Int⁢(A¯),Int⁢(A)¯,Int⁢(Int⁢(A)¯),Int⁢(A¯)¯

    soient tous distincts

    Solution : 

    Correction : On prend A=]−1,0[∪]0,1[∪(ℚ∩]3,4[)∪{2}. On l’a construit en prenant 3 zone, une zone dense d’intérieur vide grâce à l’intersection avec, une valeur isolé du complémentaire {0} qui va aussi être ajouté de l’adhérence, une valeur isolé {2} qui va disparaître de l’intérieur tout en restant identique dans l’adhérence. ON va voir que ses 3 comportements différents suffisent à avoir les 7 ensembles distincts.

    Montrons A¯=[−1,1]∪[3,4]∪{2}=A∪{−1,0,1}∪[3,4]. C’est clairement un fermé (union finie de boules fermées) qui contient A (d’où ⊂). De plus, A contient −1+1/n⁢t⁢o−1∈A¯, 1/n→0∈A¯ et 1−1/n→1∈A¯, 3+1/n→3∈A¯,4−1/n→4∈A¯. De même soit λ∈]3,4[, on a λn∈ℚ tendant vers λ (par densité de ℚ dans ℝ) d’où comme ]3,4[ ouvert, λn∈]3,4[∩ℚ⊂A pour n assez grand.

    Montrons Int(A)=]−1,0[∪]0,1[. c’est un ouvert (union de boules ouvertes) contenue dans A donc il suffit de voir Int(A)⊂]−1,0[∪]0,1[⟺Ac¯⊃]−∞,−1]∪{0}∪[1,∞[=Ac∪{2}∪(ℚ∩]3,4[) Or Ac contient 2+1/n→2∈Ac¯ et si p∈]3q,4q[ p,q∈ℕ p/q+2/n∈ℝ−ℚ∩]3,∞[⊂Ac et donc p/q+2/n→p/q∈Ac¯.

    On a de même, I⁢n⁢t⁢(A)¯=[−1,1], Int(A¯)=]−1,1[∪]3,4[, Int(I⁢n⁢t⁢(A)¯)=]−1,1[, I⁢n⁢t⁢(A¯)¯=[−1,1]∪[3,4].

    Tous les ensembles voulus sont différents. (pour expliquer, on a utiliser les ℚ pour que tous les ensembles commençant par un intérieur ne contienne par ]3,4[ et ceux commençant par un adhérence le contienne. On a utiliser {2} (resp {0}) dans A (resp. Ac) pour différencier A¯ et quelqu’un passé par un intérieur I⁢n⁢t⁢(A¯)¯ (resp I⁢n⁢t⁢(A) et quelqu’un passé par une adhérence Int(I⁢n⁢t⁢(A)¯)=]−1,1[)  □

  3. 3.
    ​

    Que dire du rapport de Int⁢(A¯), et Int⁢(Int⁢(A¯)¯) ? De même, que dire du rapport de Int⁢(A)¯ et Int⁢(Int⁢(A)¯)¯ ?

Solution : 

Montrons que Int⁢(A¯)=Int⁢(Int⁢(A¯)¯). (l’autre égalité Int⁢(A)¯=Int⁢(Int⁢(A)¯)¯ se montre en prenant A=Bc et en appliquant la première à B)

Par les résultats généraux Int⁢(A¯)⊂Int⁢(A¯)¯ donc c’est un ouvert contenu dans Int⁢(A¯)¯ donc Int⁢(A¯)⊂Int⁢(Int⁢(A¯)¯).

Il s’agit de vérifier l’inclusion réciproque. Or Int⁢(A¯)⊂A¯ donc en prenant l’adhérence (Int⁢(A¯)¯⊂A¯¯=A¯. Enfin en prenant l’intérieur : Int⁢(Int⁢(A¯)¯)⊂Int⁢(A¯).   □

Exercice 12

Soient (E,||.||) un espace vectoriel normé, A et B deux parties non vides de E. On suppose que A est ouvert. Montrer que A∩B¯⊂A∩B¯ et que cette inclusion peut ne pas être vrai si A n’est pas ouvert.

Solution : 

Soit x∈A∩B¯, par caractérisation séquentielle xn∈B avec xn→x. Or A ouvert, donc B⁢(x,ϵ)⊂A pour un certain ϵ>0. et pour n assez grand, xn∈B⁢(x,ϵ) donc x∈A∩B. Encore par caractérisation séquentielle, on en déduit que x∈A∩B¯.

Par exemple, A={1},B=]0,1[,B¯=[0,1] donc A∩B¯={1} mais A∩B=∅︀=A∩B¯   □

Exercice 13

Soient (E,||.||) un espace vectoriel normé, A et B deux parties denses dans E. On suppose que A est ouvert. Montrer que A∩B est dense dans E.

Solution : 

On a B¯=E. On utilise l’exo précédent: A=A∩B¯⊂A∩B¯

donc en passant à l’adhérence: E=A¯⊂A∩B¯⊂E d’où égalité.   □

Exercice 14

Montrer que dans un espace vectoriel normé, un sous espace vectoriel propre n’est jamais ouvert.

Solution : 

Un sev F⊂E contient 0, si F est ouvert, alors B⁢(x,r)⊂F pour r>0. mais pour tout x≠0 y=x⁢r2⁢‖x‖∈B⁢(x,r)⊂F donc par stabilité des e.v. par multiplication par un scalaire, on a :

x=2⁢‖x‖⁢yx∈F donc E=F. Par contraposée, si F≠E, alors F n’est pas ouvert.   □

Continuité uniforme

Exercice 15  Montrer que la fonction x↦x2 n’est pas uniformément continue sur ℝ.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 16  Montrer que toute fonction lipschitzienne est uniformément continue.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 17  Montrer que la fonction x↦x est uniformément continue sur [0,+∞[ mais pas lipschitzienne.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 18  Soit f:ℝ→ℝ une fonction dérivable, et telle qu’il existe M satisfaisant |f′⁢(x)|≤M pour tout x∈ℝ. Montrer que f est lipschitzienne.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 19  Soit (E,∥⋅∥) un espace vectoriel normé, X une partie de E et f,g:X→ℝ deux fonctions continues. Montrer que la somme f+g et le produit f⁢g sont également des fonctions continues.

Solution : 

Correction de 2021-2022 exercice 21

https://math.univ-lyon1.fr/parcours_matheco/lib/exe/fetch.php?media=programmes_ue_l3:topologie-mesure:feuille2-matheco_2021-2022_correctionpartiellemas.pdf

Cela montre que somme et produit sont continues, et en composant avec (f,g) on obtient la continuité de la somme f+g et du produit f⁢g.   □

Exercice 20  Montrer que la composée de deux fonctions uniformément continues est uniformément continue.

Exercice 21  Montrer qu’une limite uniforme de fonctions uniformément continues est uniformément continue.

Solution : 

Correction de 2021-2022 exercice 25

https://math.univ-lyon1.fr/parcours_matheco/lib/exe/fetch.php?media=programmes_ue_l3:topologie-mesure:feuille2-matheco_2021-2022_correctionpartiellemas.pdf  □

Exercice 22  Soit (X,d) un espace métrique. On désigne par E l’espace vectoriel formé par toutes les fonctions f:X→ℝ qui sont bornées, c’est-à-dire qu’il existe M∈ℝ tel que |f⁢(x)|≤M pour tout x∈X.

Pour f∈E, on pose

∥f∥∞=sup{|f(x)|:x∈X}.
  1. 1.
    ​

    Vérifier que ∥⋅∥∞ est une norme sur E.

  2. 2.
    ​

    Montrer que pour toute suite (fn) d’éléments de E et f∈E, on a l’équivalence

    ((fn)⁢ converge uniformément vers ⁢f)⇔‖fn−f‖∞→0.
  3. 3.
    ​

    Montrer que les fonctions continues appartenant à E forment un fermé de E. Que dire des fonctions uniformément continues appartenant à E ?

Exercice 23  Soit (X,d) un espace métrique. Soit A une partie non-vide et d⁢(x,A)=inf{d⁢(x,a):a∈A}.

  1. 1.
    ​

    Montrer que d⁢(x,A)=0 si et seulement si x∈A¯.

    Solution : 

    Si d⁢(x,A)=0, par définition de l’inf, il existe an∈A d⁢(x,an)≤1/n, c’est à dire an→x, donc x∈A¯.

    Réciproquement on a vu en cours que si x∈A¯ il existe une suite vérifiant la même propriété, et ceci montre d⁢(x,A)=0.  □

  2. 2.
    ​

    Montrer que x↦d⁢(x,A) est 1-lipshitzienne.

    Solution : 

    (cf TD 2 ex 5.2)  □

  3. 3.
    ​

    Est-elle uniformément continue ?

    Solution : 

    (Oui par 2 et le cours)  □

Exercice 24  Soit E l’espace vectoriel normé (𝒞([0,1],ℝ),∥⋅∥1). On considère l’application μ:E→E définie par

μ⁢(f)⁢(x)=∫0xf⁢(t)⁢𝑑t⁢ pour ⁢f∈E⁢ et ⁢x∈[0,1].
  1. 1.
    ​

    Montrer que μ est bien définie et que μ est une application linéaire continue.

  2. 2.
    ​

    On considère la suite de fonctions (fn)n≥1 définie par

    fn⁢(t)=n⁢(1−t)n−1⁢ pour ⁢n≥1⁢ et ⁢t∈[0,1].

    Pour chaque n≥1, calculer ‖fn‖1 et ‖μ⁢(fn)‖1.

  3. 3.
    ​

    En déduire la norme de μ.

Exercices supplémentaires.

Exercice 25

On considère le ℝ-espace vectoriel ℝ2 (ou ℝ3) muni de la norme ||.||2. Parmi les ensembles suivants, lesquels sont ouverts, lesquels sont fermés ? Calculer les intérieurs, adhérences, frontières.

  1. 1.
    ​

    D=ℚ2∩([0,1]×]1,2[),

  2. 2.
    ​

    E={(x,y)∈ℝ2:x⁢y<1},

  3. 3.
    ​

    F={(x,y)∈ℝ2:x2+y2≤1,x≠0},

  4. 4.
    ​

    G={(x,y)∈ℝ2:x=1/n,y=1/m,n>0,m>0},

  5. 5.
    ​

    H={(x,y,z)∈ℝ3:x+y+z≥0},

  6. 6.
    ​

    I={(x,y,z)∈ℝ3:x>0,y≥0,z∈]1,2[∪{−1/n,n∈ℕ}},

  7. 7.
    ​

    J={(x,y,z)∈ℝ2×ℚ:x>0,y≥0},

Solution : 
  1. 1.
    ​

    D=ℚ2∩([0,1]×]1,2[) n’est ni ouvert ni fermé. Mq D¯=D2:=[0,1]×[1,2].

    D’abord D2=B||.||∞⁢((1/2,3/2)⁢,1/2)¯ est une boule fermée donc un fermé contenant D donc D¯⊂D2.

    Soit D1=ℚ2∩(]0,1[×]1,2[) est l’intersection d’un ensemble dense et de l’ouvert ]0,1[×]1,2[=B||.||∞((1/2,3/2),1/2). Par l’exercice 12, on a ]0,1[×]1,2[=ℚ2¯∩(]0,1[×]1,2[)⊂D1¯.

    Il reste donc à voir que la frontière {0,1}×[1,2]∪[0,1]×{1,2}⊂D¯ comme à l’exo 10.3 D∋(x⁢,1+1n)→(x⁢,1),D∋(x⁢,2−1n)→(x⁢,2) pour x∈[0,1] donc par caractérisation séquentielle [0,1]×{1,2}⊂D¯.

    D∋(1−1n,y)→(1,y),D∋(1n,y)→(0,y) pour y∈]1,2] donc par caractérisation séquentielle {0,1}×]1,2[⊂D¯. On a donc

    {0,1}×[1,2]∪[0,1]×{1,2}={0,1}×]1,2[∪[0,1]×{1,2}⊂D¯.

    En bilan, on a bien D2⊂D¯ et donc D2=D¯.

    I⁢n⁢t⁢(D)=∅︀ car Dc est dense dans ℝ2 car il contient (2+ℚ)2 qui est dense. La frontière est D¯−I⁢n⁢t⁢(D)=[0,1]×[1,2].

  2. 2.
    ​

    E={(x,y)∈ℝ2:xy<1}=f−1(]−∞,1[) est ouvert car f:(x,y)→x⁢y est continue comme polynôme et car ]−∞,1[ est ouvert. De même, {(x,y)∈ℝ2:xy≤1}=f−1(]−∞,1]) est un fermé qui contient E, donc aussi le plus petit fermé E¯ qui contient E: E¯⊂{(x,y)∈ℝ2:x⁢y≤1}

    Réciproquement wn=(x,(1−1/n)⁢1/x)∈E et wn→(x⁢,1/x) (x≠0) donc {(x,y)∈ℝ2:x⁢y≤1}=E∪{(x,y)∈ℝ2:x⁢y=1}⊂E¯ d’où égalité. F⁢r⁢(E) est donc l’hyperbole d’équation x⁢y=1.

  3. 3.
    ​

    F={(x,y)∈ℝ2:x2+y2≤1,x≠0} (la boule unité pour la norme 2 privée de l’axe des ordonnés) n’est pas fermé car soit x∈[−1,1] un=(1/n,x⁢(1−1/n))∈F (car (1/n)2+(x−x/n)2≤(1−1/n)2+(1/n)2=1+2/n2−2/n≤1 vu n2≥n pour n entier) et un→(0,x)∉F. On n’a donc de plus {0}×[−1,1]⊂F¯. Or F∪{0}×[−1,1]={(x,y)∈ℝ2:x2+y2≤1}=BF⁢,2⁢(0,1) est un fermé contenant F donc contenant F¯. C’est donc F¯=BF⁢,2⁢(0,1) vu l’autre inclusion juste montrée.

    Par ailleurs F n’est pas ouvert car pour tout x,y tel que x≠0 et x2+y2=1, un=(x(1+/n),y(1+/n))∉F (car (x(1+/n))2+(y(1+/n))2=(1+/n)2>1) mais un→(x,y)∈F. Ainsi (x,y)∈Fc¯∩F donc Fc n’est pas fermé et F n’est pas ouvert. De plus F−{(x,y):x2+y2=1,x≠0}=B2⁢(0,1)∩{(x,y),x≠0} est l’intersection de deux ouverts donc est ouvert et est contenu dans F donc est contenu dans l’intérieur de F. Or On vient de voir que {(x,y):x2+y2=1,x≠0} n’est pas dans l’intérieur de F d’où I⁢n⁢t⁢(F)=F−{(x,y):x2+y2=1,x≠0}.

    Enfin, On peut déduire F⁢r⁢(F)=F¯−I⁢n⁢t⁢(F)={(x,y):x2+y2=1}∪{(x,y):x=0}.

  4. 4.
    ​

    G={(x,y)∈ℝ2:x=1/n,y=1/m,n∈ℕ,m∈ℕ}, I⁢n⁢t⁢(G)=∅︀ car Gc⊃(ℚ2)c∋(1/n+2/p⁢,1/m)→p→∞(1/n⁢,1/m) donc Gc est dense dans ℝ2.

    Montrons que G¯=({0}∪{(1/n)⁢n∈ℕ})2 En effet, T:={0}∪{(1/n)⁢n∈ℕ} est fermé dans ℝ (même compact par le TD 2 exo 5) car son complémentaire est ]−∞,0[∪]1,∞[∪⋃n∈ℕ∗]1/(n+1),1/n[ est ouvert comme union d’ouverts. Donc T2 est fermé dans ℝ211 1 En effet, on rappelle la preuve du cours: soit (un,vn)∈T2 quelconque tendant vers (u,v), vu T fermé, on a donc un→u∈T, vn→v∈T, donc (u,v)∈T2 c’est à dire T2 fermé par caractérisation séquentielle.

    On a donc T2 est un fermé contenant G on a donc montré G¯⊂T2. Pour l’inclusion inverse, il suffit de remarquer, par caractérisation séquentielle de l’adhérence, que les suites suivantes de G converge vers les éléments de T2 non dans G: (1/n⁢,1/m)→n→∞(0,1/m),m∈ℕ,(1/n⁢,1/m)→m→∞(1/n⁢,0),n∈ℕ,(1/n⁢,1/n)→(0,0).

  5. 5.
    ​

    H={(x,y,z)∈ℝ3:x+y+z≥0} est fermé car f⁢(x,y,z)=x+y+z est continue car linéaire et H=f−1([0,+∞[). On montre comme pour B, I⁢n⁢t⁢(H)={(x,y,z)∈ℝ3:x+y+z>0}.

  6. 6.
    ​

    I={(x,y,z)∈ℝ3:x>0,y≥0,z∈]1,2[∪{−1/n,n∈ℕ}}, n’est pas fermé car pour y0≥0,z0∈[1,2]∪{−1/n,n∈ℕ}} um=(1/m,y0⁢,1R+⁢(z)⁢(z0−3/2)⁢(1−1/m)+3/2+1R−⁢(z0)⁢z0)∈I et um→(0,y0,z0)∉I. On obtient de plus par caractérisation séquentielle que {0}×ℝ+×[1,2]∪{−1/n,n∈ℕ}⊂I¯.

    De même, pour x0≥0,y0≥0 (x0+1/n,y0⁢,1+1/n),(x0+1/n,y0⁢,2−1/n),(x0+1/n,y0,−1/n) sont dans I et tendent respectivement vers (x0,y0⁢,1),(x0,y0⁢,2),(x0,y0⁢,0) qui ne sont pas dans I. En bilan on a donc obtenu Z:={(x,y,z)∈ℝ3:x≥0,y≥0,z∈[1,2]∪{0}∪{−1/n,n∈ℕ}}⊂I¯. En fait on a égalité, car Z=px−1([0,∞[)∩py−1([0,∞[)∩pz−1([1,2]∪{0}∪{−1/n,n∈ℕ}) est fermé comme intersection de trois fermé,, chacun fermé comme image inverse par des applications continues (les projections px,py,pz de fermés (([1,2]∪{0}∪{−1/n,n∈ℕ})c=]2,+∞[∪]0,1[∪⋃n∈ℕ∗]−1/n,−1/(n+1)[∪]−∞,−1[ est ouvert comme union d’ouverts).

  7. 7.
    ​

    J={(x,y,z)∈ℝ2×ℚ:x>0,y≥0} n’est ni ouvert ni fermé. Son adhérence est J¯=ℝ+2×ℝ (qui est un fermé contenant J tel que pour tout (x,y,z)∈ℝ+2×ℝ on trouve une suite de rationnel zn→z par densité de ℚ dans ℝ et on obtient (x+1/n,y,zn)∈J qui tend vers (x,y,z))

    I⁢n⁢t⁢(J)=∅︀ car pour (x,y,z)∈J, (x,y,z+2/n)∉J (car 2 non rationnel) et tend vers (x,y,z) donc Jc est dense dans ℝ3.

□

Exercice 26  Soit E un espace vectoriel et soient ||.||1 et ||.||2 deux normes sur E. On note Bi⁢(a,r) (resp. BF⁢i⁢(a,r)) la boule ouverte (resp. fermée) pour la norme ||.||i.

  1. 1.
    ​

    Montrer que : BF⁢1⁢(0,1)=BF⁢2⁢(0,1)⟺(∀x∈E,‖x‖1=‖x‖2)

    Solution : 

    ⇐ est évidente, mêmes normes implique mêmes boules.

    ⇒ Si x=0 l’égalité est évidente puisque le vecteur nul a toujours norme 0. Si x≠0, par séparation ‖x‖1≠0 et x‖x‖1∈BF⁢1⁢(0,1)=BF⁢2⁢(0,1), donc

    ‖x‖x‖1‖2=‖x‖2‖x‖1≤1

    donc ‖x‖2≤‖x‖1 et par symmétrie ‖x‖1≤‖x‖2 d’où égalité.   □

  2. 2.
    ​

    Montrer que : B1⁢(0,1)=B2⁢(0,1)⟺(∀x∈E,‖x‖1=‖x‖2)

    Solution : 

    ⇐ est évidente, mêmes normes implique mêmes boules.

    ⇒ en passant à l’adhérence par l’exercice 28, on obtient l’hypothèse du 1.   □

Exercice 27

Soit X:={(−1)n+1n:n∈ℕ∗}. L’ensemble X est-il un ouvert de ℝ ? Déterminer X¯.

Exercice 28

Soient (E,||.||) un espace vectoriel normé, r>0 un nombre réel et a∈E. On suppose que A est ouvert. Montrer que l’adhérence de la boule ouverte B⁢(a,r) est la boule fermée BF⁢(a,r) et l’intérieur de la boule fermée BF⁢(a,r) est la boule ouverte B⁢(a,r).