2 Espaces normés, espaces métriques.

Exercice 1Norme produit Soient (E,) et (F,) deux espaces vectoriels normés. Montrer que les applications 1,2 et définies pour (x,y) dans E×F par

(x,y)1=x+y,
(x,y)2=x2+y2 et 
(x,y)=max{x,y}

sont des normes sur E×F. On appelle la norme norme produit.

Vérifier que ces trois normes sont équivalentes.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 2   Pour tout élément P=k=0nakXk du -espace vectoriel [X] des polynômes, on pose :

n1(P)=i=1n|ai|,n(P)=maxi=1n|ai|

Comme dans l’exercice 1, on montre que n1,n sont des normes.

1. Ces normes sont-elles équivalentes ?

2. Soit Pn=k=0n1(k+1)2Xk.

La suite (Pn) converge-t-elle pour une de ces normes ? Est-elle de Cauchy ?

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 3

Soit E=1() l’ensemble des coefficients P=(ak)k0 de séries absolument convergentes donc telles que limni=0n|ai|< et on note : P1=i=0|ai|:=limni=0n|ai|. On rappelle que c’est une norme sur E.

  1. 1.

    Soit i:[X]E défini par i(k=0nakXk)=u pour uk=ak pour kn et uk=0 sinon. Montrer que i(P)1=n1(P) (on dit que i est une isométrie (linéaire)).

  2. 2.

    Soit P(n)=i(Pn)E (pour la suite de polynômes (Pn) de l’exercie 3).

    (P(n)) converge t-elle dans E ?

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 4  Soit (E,||.||) un evn. Montrer que tout (x,y)E2 vérifie :

x+yx+y+xy.
Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 5() On considère l’espace E=𝒞([0,1],)={f:[0,1];f continue}.

  1. 1.

    Pour fE, on pose f=supx[0,1]|f(x)|. Montrer que est une norme sur E.

  2. 2.

    Pour fE et r>0, représenter graphiquement la boule ouverte B(f,r).

  3. 3.

    Pour fE, on pose f1=01|f(x)|𝑑x. Justifier que 1 est une norme sur E.

  4. 4.

    Montrer que les deux normes précédentes ne sont pas équivalentes.

Solution : 

Correction de 2021-2022 exercice 8

https://math.univ-lyon1.fr/parcours_matheco/lib/exe/fetch.php?media=programmes_ue_l3:topologie-mesure:feuille2-matheco_2021-2022_correctionpartiellemas.pdf  □

Exercice 6  Soit ¯={,} avec

d¯(x,y)={min(1,|xy|)six,y0six=y{,+}1sinon
  1. 1.

    Montrer que d¯ est une distance.

  2. 2.

    Montrer que d¯ et la distance usuelle définie par d(x,y)=|xy| ne sont pas équivalentes sur .

  3. 3.

    Montrer que les intervalles ]a,b[ avec a<b sont ouverts pour cette distance.

  4. 4.

    Montrer que U est ouvert pour la norme usuelle si et seulement si il est ouvert pour d¯

Solution : 

(cf. TD)   □

Ouverts, fermés.

Exercice 7

On considère le -espace vectoriel 2 muni de la norme ||.||2. Montrer que :

  1. 1.

    {(x,y)2:x>0,y>0} est un ensemble ouvert.

  2. 2.

    {(x,y)2:x0,y0} est un ensemble fermé.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 8

  1. 1.

    Donner un exemple d’une intersection d’ouverts qui n’est pas un ouvert.

  2. 2.

    Donner un exemple d’une union de fermés qui n’est pas un fermé.

Solution : 
  1. 1.

    Donnons un exemple d’une intersection d’ouverts qui n’est pas un ouvert.

    Correction : Les ouverts ]1/n,1/n[=B(0,1/n) ont pour intersection n1]1/n,1/n[={0} qui est un fermé non vide du connexe {0} donc n’est pas ouvert.

  2. 2.

    Donnons un exemple d’une union de fermés qui n’est pas un fermé.

    Correction :

    ]0,1[=x]0,1[{x} est une union de singleton (boules fermés de rayons 0) donc de fermés, mais ]0,1[ est un ouvert non-vide du connexe ]0,1[ donc ]0,1[ est n’est pas fermé.

Exercice 9() Soit E=𝒞([0,1],)={f:[0,1]:f continue}.

  1. 1.

    Soit A={fE:x[0,1],f(x)>0}. Montrer que A est ouvert dans (E,) et que A n’est pas ouvert dans (E,1).

  2. 2.

    Soit B={fE:x[0,1],f(x)=0}. Montrer que B est fermé dans (E,).

Exercice 10

On considère le -espace vectoriel 2 (ou 3) muni de la norme ||.||2. Parmi les ensembles suivants, lesquels sont ouverts, lesquels sont fermés ? Calculer les intérieurs, adhérences, frontières.

  1. 1.

    A={(x,y)2:x>0,y0}.

  2. 2.

    B={(x,y)2:x+y>0}.

  3. 3.

    C=[0,1]×]1,2[,

Solution : 

(cf TD.)   □

Exercice 11

  1. 1.

    Calculer l’adhérence et l’intérieure de [0,1].

    Solution : 

    Montrons que A¯=[0,1]. En effet, pour x]0,1[ on prend xn=nxn. Or la partie entière vérifie nxnx<nx+1, donc xxn<x+1/n donc par le théorème des gendarmes xnx. Or xn pour tout n et pour n assez grand, xn]0,1[, donc xnA. Par caractérisation séquentielle de l’adhérence, on déduit xA¯. Donc A¯A]0,1[=[0,1]. De plus [0,1] fermé, et contient A donc comme A¯ est le plus petit fermé contenant A, on a A¯[0,1]. En bilan, A¯=[0,1].

    Montrons que Ac¯= donc Int(A)=∅︀. Il suffit de voir AAc¯. IL suffit d’utiliser que est dense dans donc aussi Ac qui le contient.

    Remontrons le. Pour xA, on a x+2n (car 2 est irrationnel, on peut aussi le remplacer par n’importe quel irrationnel, par exemple π). On a x+2nx donc par caractérisation séquentielle de l’adhérence, on déduit xAc¯.   □

  2. 2.

    Donner un exemple de partie A de tel que les 7 ensembles :

    A,A¯,Int(A),Int(A¯),Int(A)¯,Int(Int(A)¯),Int(A¯)¯

    soient tous distincts

    Solution : 

    Correction : On prend A=]1,0[]0,1[(]3,4[){2}. On l’a construit en prenant 3 zone, une zone dense d’intérieur vide grâce à l’intersection avec, une valeur isolé du complémentaire {0} qui va aussi être ajouté de l’adhérence, une valeur isolé {2} qui va disparaître de l’intérieur tout en restant identique dans l’adhérence. ON va voir que ses 3 comportements différents suffisent à avoir les 7 ensembles distincts.

    Montrons A¯=[1,1][3,4]{2}=A{1,0,1}[3,4]. C’est clairement un fermé (union finie de boules fermées) qui contient A (d’où ). De plus, A contient 1+1/nto1A¯, 1/n0A¯ et 11/n1A¯, 3+1/n3A¯,41/n4A¯. De même soit λ]3,4[, on a λn tendant vers λ (par densité de dans ) d’où comme ]3,4[ ouvert, λn]3,4[A pour n assez grand.

    Montrons Int(A)=]1,0[]0,1[. c’est un ouvert (union de boules ouvertes) contenue dans A donc il suffit de voir Int(A)]1,0[]0,1[Ac¯],1]{0}[1,[=Ac{2}(]3,4[) Or Ac contient 2+1/n2Ac¯ et si p]3q,4q[ p,q p/q+2/n]3,[Ac et donc p/q+2/np/qAc¯.

    On a de même, Int(A)¯=[1,1], Int(A¯)=]1,1[]3,4[, Int(Int(A)¯)=]1,1[, Int(A¯)¯=[1,1][3,4].

    Tous les ensembles voulus sont différents. (pour expliquer, on a utiliser les pour que tous les ensembles commençant par un intérieur ne contienne par ]3,4[ et ceux commençant par un adhérence le contienne. On a utiliser {2} (resp {0}) dans A (resp. Ac) pour différencier A¯ et quelqu’un passé par un intérieur Int(A¯)¯ (resp Int(A) et quelqu’un passé par une adhérence Int(Int(A)¯)=]1,1[)  □

  3. 3.

    Que dire du rapport de Int(A¯), et Int(Int(A¯)¯) ? De même, que dire du rapport de Int(A)¯ et Int(Int(A)¯)¯ ?

Solution : 

Montrons que Int(A¯)=Int(Int(A¯)¯). (l’autre égalité Int(A)¯=Int(Int(A)¯)¯ se montre en prenant A=Bc et en appliquant la première à B)

Par les résultats généraux Int(A¯)Int(A¯)¯ donc c’est un ouvert contenu dans Int(A¯)¯ donc Int(A¯)Int(Int(A¯)¯).

Il s’agit de vérifier l’inclusion réciproque. Or Int(A¯)A¯ donc en prenant l’adhérence (Int(A¯)¯A¯¯=A¯. Enfin en prenant l’intérieur : Int(Int(A¯)¯)Int(A¯).   □

Exercice 12

Soient (E,||.||) un espace vectoriel normé, A et B deux parties non vides de E. On suppose que A est ouvert. Montrer que AB¯AB¯ et que cette inclusion peut ne pas être vrai si A n’est pas ouvert.

Solution : 

Soit xAB¯, par caractérisation séquentielle xnB avec xnx. Or A ouvert, donc B(x,ϵ)A pour un certain ϵ>0. et pour n assez grand, xnB(x,ϵ) donc xAB. Encore par caractérisation séquentielle, on en déduit que xAB¯.

Par exemple, A={1},B=]0,1[,B¯=[0,1] donc AB¯={1} mais AB=∅︀=AB¯   □

Exercice 13

Soient (E,||.||) un espace vectoriel normé, A et B deux parties denses dans E. On suppose que A est ouvert. Montrer que AB est dense dans E.

Solution : 

On a B¯=E. On utilise l’exo précédent: A=AB¯AB¯

donc en passant à l’adhérence: E=A¯AB¯E d’où égalité.   □

Exercice 14

Montrer que dans un espace vectoriel normé, un sous espace vectoriel propre n’est jamais ouvert.

Solution : 

Un sev FE contient 0, si F est ouvert, alors B(x,r)F pour r>0. mais pour tout x0 y=xr2xB(x,r)F donc par stabilité des e.v. par multiplication par un scalaire, on a :

x=2xyxF donc E=F. Par contraposée, si FE, alors F n’est pas ouvert.   □

Continuité uniforme

Exercice 15  Montrer que la fonction xx2 n’est pas uniformément continue sur .

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 16  Montrer que toute fonction lipschitzienne est uniformément continue.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 17  Montrer que la fonction xx est uniformément continue sur [0,+[ mais pas lipschitzienne.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 18  Soit f: une fonction dérivable, et telle qu’il existe M satisfaisant |f(x)|M pour tout x. Montrer que f est lipschitzienne.

Solution : 

(cf. TD)   □

Exercice 19  Soit (E,) un espace vectoriel normé, X une partie de E et f,g:X deux fonctions continues. Montrer que la somme f+g et le produit fg sont également des fonctions continues.

Solution : 

Correction de 2021-2022 exercice 21

https://math.univ-lyon1.fr/parcours_matheco/lib/exe/fetch.php?media=programmes_ue_l3:topologie-mesure:feuille2-matheco_2021-2022_correctionpartiellemas.pdf

Cela montre que somme et produit sont continues, et en composant avec (f,g) on obtient la continuité de la somme f+g et du produit fg.   □

Exercice 20  Montrer que la composée de deux fonctions uniformément continues est uniformément continue.

Exercice 21  Montrer qu’une limite uniforme de fonctions uniformément continues est uniformément continue.

Solution : 

Correction de 2021-2022 exercice 25

https://math.univ-lyon1.fr/parcours_matheco/lib/exe/fetch.php?media=programmes_ue_l3:topologie-mesure:feuille2-matheco_2021-2022_correctionpartiellemas.pdf  □

Exercice 22  Soit (X,d) un espace métrique. On désigne par E l’espace vectoriel formé par toutes les fonctions f:X qui sont bornées, c’est-à-dire qu’il existe M tel que |f(x)|M pour tout xX.

Pour fE, on pose

f=sup{|f(x)|:xX}.
  1. 1.

    Vérifier que est une norme sur E.

  2. 2.

    Montrer que pour toute suite (fn) d’éléments de E et fE, on a l’équivalence

    ((fn) converge uniformément vers f)fnf0.
  3. 3.

    Montrer que les fonctions continues appartenant à E forment un fermé de E. Que dire des fonctions uniformément continues appartenant à E ?

Exercice 23  Soit (X,d) un espace métrique. Soit A une partie non-vide et d(x,A)=inf{d(x,a):aA}.

  1. 1.

    Montrer que d(x,A)=0 si et seulement si xA¯.

    Solution : 

    Si d(x,A)=0, par définition de l’inf, il existe anA d(x,an)1/n, c’est à dire anx, donc xA¯.

    Réciproquement on a vu en cours que si xA¯ il existe une suite vérifiant la même propriété, et ceci montre d(x,A)=0.  □

  2. 2.

    Montrer que xd(x,A) est 1-lipshitzienne.

    Solution : 

    (cf TD 2 ex 5.2)  □

  3. 3.

    Est-elle uniformément continue ?

    Solution : 

    (Oui par 2 et le cours)  □

Exercice 24  Soit E l’espace vectoriel normé (𝒞([0,1],),1). On considère l’application μ:EE définie par

μ(f)(x)=0xf(t)𝑑t pour fE et x[0,1].
  1. 1.

    Montrer que μ est bien définie et que μ est une application linéaire continue.

  2. 2.

    On considère la suite de fonctions (fn)n1 définie par

    fn(t)=n(1t)n1 pour n1 et t[0,1].

    Pour chaque n1, calculer fn1 et μ(fn)1.

  3. 3.

    En déduire la norme de μ.

Exercices supplémentaires.

Exercice 25

On considère le -espace vectoriel 2 (ou 3) muni de la norme ||.||2. Parmi les ensembles suivants, lesquels sont ouverts, lesquels sont fermés ? Calculer les intérieurs, adhérences, frontières.

  1. 1.

    D=2([0,1]×]1,2[),

  2. 2.

    E={(x,y)2:xy<1},

  3. 3.

    F={(x,y)2:x2+y21,x0},

  4. 4.

    G={(x,y)2:x=1/n,y=1/m,n>0,m>0},

  5. 5.

    H={(x,y,z)3:x+y+z0},

  6. 6.

    I={(x,y,z)3:x>0,y0,z]1,2[{1/n,n}},

  7. 7.

    J={(x,y,z)2×:x>0,y0},

Solution : 
  1. 1.

    D=2([0,1]×]1,2[) n’est ni ouvert ni fermé. Mq D¯=D2:=[0,1]×[1,2].

    D’abord D2=B||.||((1/2,3/2),1/2)¯ est une boule fermée donc un fermé contenant D donc D¯D2.

    Soit D1=2(]0,1[×]1,2[) est l’intersection d’un ensemble dense et de l’ouvert ]0,1[×]1,2[=B||.||((1/2,3/2),1/2). Par l’exercice 12, on a ]0,1[×]1,2[=2¯(]0,1[×]1,2[)D1¯.

    Il reste donc à voir que la frontière {0,1}×[1,2][0,1]×{1,2}D¯ comme à l’exo 10.3 D(x,1+1n)(x,1),D(x,21n)(x,2) pour x[0,1] donc par caractérisation séquentielle [0,1]×{1,2}D¯.

    D(11n,y)(1,y),D(1n,y)(0,y) pour y]1,2] donc par caractérisation séquentielle {0,1}×]1,2[D¯. On a donc

    {0,1}×[1,2][0,1]×{1,2}={0,1}×]1,2[[0,1]×{1,2}D¯.

    En bilan, on a bien D2D¯ et donc D2=D¯.

    Int(D)=∅︀ car Dc est dense dans 2 car il contient (2+)2 qui est dense. La frontière est D¯Int(D)=[0,1]×[1,2].

  2. 2.

    E={(x,y)2:xy<1}=f1(],1[) est ouvert car f:(x,y)xy est continue comme polynôme et car ],1[ est ouvert. De même, {(x,y)2:xy1}=f1(],1]) est un fermé qui contient E, donc aussi le plus petit fermé E¯ qui contient E: E¯{(x,y)2:xy1}

    Réciproquement wn=(x,(11/n)1/x)E et wn(x,1/x) (x0) donc {(x,y)2:xy1}=E{(x,y)2:xy=1}E¯ d’où égalité. Fr(E) est donc l’hyperbole d’équation xy=1.

  3. 3.

    F={(x,y)2:x2+y21,x0} (la boule unité pour la norme 2 privée de l’axe des ordonnés) n’est pas fermé car soit x[1,1] un=(1/n,x(11/n))F (car (1/n)2+(xx/n)2(11/n)2+(1/n)2=1+2/n22/n1 vu n2n pour n entier) et un(0,x)F. On n’a donc de plus {0}×[1,1]F¯. Or F{0}×[1,1]={(x,y)2:x2+y21}=BF,2(0,1) est un fermé contenant F donc contenant F¯. C’est donc F¯=BF,2(0,1) vu l’autre inclusion juste montrée.

    Par ailleurs F n’est pas ouvert car pour tout x,y tel que x0 et x2+y2=1, un=(x(1+/n),y(1+/n))F (car (x(1+/n))2+(y(1+/n))2=(1+/n)2>1) mais un(x,y)F. Ainsi (x,y)Fc¯F donc Fc n’est pas fermé et F n’est pas ouvert. De plus F{(x,y):x2+y2=1,x0}=B2(0,1){(x,y),x0} est l’intersection de deux ouverts donc est ouvert et est contenu dans F donc est contenu dans l’intérieur de F. Or On vient de voir que {(x,y):x2+y2=1,x0} n’est pas dans l’intérieur de F d’où Int(F)=F{(x,y):x2+y2=1,x0}.

    Enfin, On peut déduire Fr(F)=F¯Int(F)={(x,y):x2+y2=1}{(x,y):x=0}.

  4. 4.

    G={(x,y)2:x=1/n,y=1/m,n,m}, Int(G)=∅︀ car Gc(2)c(1/n+2/p,1/m)p(1/n,1/m) donc Gc est dense dans 2.

    Montrons que G¯=({0}{(1/n)n})2 En effet, T:={0}{(1/n)n} est fermé dans (même compact par le TD 2 exo 5) car son complémentaire est ],0[]1,[n]1/(n+1),1/n[ est ouvert comme union d’ouverts. Donc T2 est fermé dans 211 1 En effet, on rappelle la preuve du cours: soit (un,vn)T2 quelconque tendant vers (u,v), vu T fermé, on a donc unuT, vnvT, donc (u,v)T2 c’est à dire T2 fermé par caractérisation séquentielle.

    On a donc T2 est un fermé contenant G on a donc montré G¯T2. Pour l’inclusion inverse, il suffit de remarquer, par caractérisation séquentielle de l’adhérence, que les suites suivantes de G converge vers les éléments de T2 non dans G: (1/n,1/m)n(0,1/m),m,(1/n,1/m)m(1/n,0),n,(1/n,1/n)(0,0).

  5. 5.

    H={(x,y,z)3:x+y+z0} est fermé car f(x,y,z)=x+y+z est continue car linéaire et H=f1([0,+[). On montre comme pour B, Int(H)={(x,y,z)3:x+y+z>0}.

  6. 6.

    I={(x,y,z)3:x>0,y0,z]1,2[{1/n,n}}, n’est pas fermé car pour y00,z0[1,2]{1/n,n}} um=(1/m,y0,1R+(z)(z03/2)(11/m)+3/2+1R(z0)z0)I et um(0,y0,z0)I. On obtient de plus par caractérisation séquentielle que {0}×+×[1,2]{1/n,n}I¯.

    De même, pour x00,y00 (x0+1/n,y0,1+1/n),(x0+1/n,y0,21/n),(x0+1/n,y0,1/n) sont dans I et tendent respectivement vers (x0,y0,1),(x0,y0,2),(x0,y0,0) qui ne sont pas dans I. En bilan on a donc obtenu Z:={(x,y,z)3:x0,y0,z[1,2]{0}{1/n,n}}I¯. En fait on a égalité, car Z=px1([0,[)py1([0,[)pz1([1,2]{0}{1/n,n}) est fermé comme intersection de trois fermé,, chacun fermé comme image inverse par des applications continues (les projections px,py,pz de fermés (([1,2]{0}{1/n,n})c=]2,+[]0,1[n]1/n,1/(n+1)[],1[ est ouvert comme union d’ouverts).

  7. 7.

    J={(x,y,z)2×:x>0,y0} n’est ni ouvert ni fermé. Son adhérence est J¯=+2× (qui est un fermé contenant J tel que pour tout (x,y,z)+2× on trouve une suite de rationnel znz par densité de dans et on obtient (x+1/n,y,zn)J qui tend vers (x,y,z))

    Int(J)=∅︀ car pour (x,y,z)J, (x,y,z+2/n)J (car 2 non rationnel) et tend vers (x,y,z) donc Jc est dense dans 3.

Exercice 26  Soit E un espace vectoriel et soient ||.||1 et ||.||2 deux normes sur E. On note Bi(a,r) (resp. BFi(a,r)) la boule ouverte (resp. fermée) pour la norme ||.||i.

  1. 1.

    Montrer que : BF1(0,1)=BF2(0,1)(xE,x1=x2)

    Solution : 

    est évidente, mêmes normes implique mêmes boules.

    Si x=0 l’égalité est évidente puisque le vecteur nul a toujours norme 0. Si x0, par séparation x10 et xx1BF1(0,1)=BF2(0,1), donc

    xx12=x2x11

    donc x2x1 et par symmétrie x1x2 d’où égalité.   □

  2. 2.

    Montrer que : B1(0,1)=B2(0,1)(xE,x1=x2)

    Solution : 

    est évidente, mêmes normes implique mêmes boules.

    en passant à l’adhérence par l’exercice 28, on obtient l’hypothèse du 1.   □

Exercice 27

Soit X:={(1)n+1n:n}. L’ensemble X est-il un ouvert de ? Déterminer X¯.

Exercice 28

Soient (E,||.||) un espace vectoriel normé, r>0 un nombre réel et aE. On suppose que A est ouvert. Montrer que l’adhérence de la boule ouverte B(a,r) est la boule fermée BF(a,r) et l’intérieur de la boule fermée BF(a,r) est la boule ouverte B(a,r).