4 Convolution

Dans cette section, on considère l’espace mesuré (Ω,μ,𝒯)=(ℝd,L⁢e⁢b,ℬ) muni de la tribu borélienne et de la mesure de Lebesgue. On note alors Lp⁢(ℝd)=Lp⁢(ℝd,L⁢e⁢b,ℬ). Vu l’accord avec l’intégrale de Riemann, on note aussi d⁢y=d⁢λ⁢(y).

Théorème D.9 (définissant la Convolution).

Soient f∈L1⁢(ℝd),g∈Lp⁢(ℝd)⁢,1≤p≤∞. Pour presque tout x∈ℝd, y↦f⁢(x−y)⁢g⁢(y) est dans L1⁢(ℝd). La convolution de f et g est la fonction f∗g définie par :

(f∗g)⁢(x)=∫ℝdf⁢(x−y)⁢g⁢(y)⁢𝑑y.

Alors f∗g∈Lp⁢(ℝd) et :

‖f∗g‖p≤‖f‖1⁢‖g‖p.
Démonstration : 

Si p=∞, comme |g|≤‖g‖∞⁢p.p., f⁢(x−y)⁢g⁢(y)≤‖g‖∞⁢|f⁢(x−y)| d’où l’intégrabilité et la borne souhaitée en intégrant (comme la mesure de Lebesgue est invariante par translation).

On suppose d’abord p=1 et on utilise le Théorème de Fubini Tonelli pour calculer:

∫𝑑x⁢|f|∗|g|⁢(x)=∫𝑑x⁢∫𝑑y⁢|f⁢(x−y)|⁢|g⁢(y)|=∫𝑑y⁢∫𝑑x⁢|f⁢(x−y)|⁢|g⁢(y)|=‖f‖1⁢∫𝑑y⁢|g⁢(y)|=‖f‖1⁢‖g‖1<∞

On déduit du théorème de Fubini que pour presque tout x, y↦f⁢(x−y)⁢g⁢(y) est intégrable et on obtient la borne souhaitée

‖f∗g‖1≤‖f‖1⁢‖g‖1.

Pour 1<p<∞, soit q l’exposant conjugué. Du cas p=1 on déduit y↦|f⁢(x−y)|⁢|g⁢(y)|p est dans L1 donc y↦|f⁢(x−y)|1/p⁢|g⁢(y)| est dans Lp pour presque tout x. Or y↦|f⁢(x−y)|1/q∈Lq donc par Hölder, y↦|f⁢(x−y)|⁢|g⁢(y)|=|f⁢(x−y)|1/p⁢|g⁢(y)|.|f⁢(x−y)|1/q est dans L1 et

|(f∗g)⁢(x)|p≤(∫|f⁢(x−y)|⁢|g⁢(y)|⁢𝑑y)p≤(∫|f⁢(x−y)|⁢|g⁢(y)|p⁢𝑑y)⁢‖f‖1p/q.

Par l’inégalité précédente du cas p=1, on obtient donc en intégrant:

‖f∗g‖pp≤‖f‖1p/q⁢‖|f|∗|g|p‖1≤‖f‖1p/q⁢‖g‖pp⁢‖f‖1=‖f‖1p⁢‖g‖pp.

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Exercice D.1.

(cf TD) Soit f∈L1,g∈Lp,h∈Lq, fˇ⁢(x)=f¯⁢(−x) Montrer que:

∫(f∗g)¯⁢h=∫g¯⁢(fˇ∗h).