5 Support de la convolution

Si f continue, Supp⁢(f)={x:f⁢(x)≠0}¯. Le résultat suivant permet d’étendre la définition aux fonctions mesurables.

Lemme D.10.

Pour f:ℝd→𝕂 mesurable, soit (ωi)i∈I la famille de tous les ouverts tels que, pour chaque i, f=0 p.p sur ωi. Si ω=∪i∈Iωi alors f=0 p.p. sur ω. De sorte que ω est le plus grand ouvert sur lequel f=0 p.p.

Démonstration : 

Il faut écrire ω comme union dénombrable car I n’est pas forcément dénombrable. Soit Kn={x∈ω:‖x‖≤n,d⁢(x,ωc)≥1/n} comme la distance à un fermé est continue, on voit que Kn fermé borné de ℝn (e.v.n de dimension finie) donc est compact et ω=∪n∈ℕKn. Par compacité, Kn, recouvert par une union finie Kn⊂ωin⁢,1∪…∪ωin,rn. donc ω=∪n∈ℕ,j≤rnωi,j est union dénombrable d’ouvert sur lesquels f=0 p.p. d’où le résultat.   □

Définition D.2.

Soit f:ℝd→𝕂 mesurable, On pose Supp⁢(f)=ℝd−ω où ω est le plus grand ouvert sur lequel f=0 p.p. Si f∈Lp⁢(ℝd), on pose Supp⁢(f)=Supp⁢(f1) pour n’importe quel représentant f1∈f de la classe d’égalité presque partout.

Proposition D.11.

Si f∈L1⁢(ℝd),g∈Lp⁢(ℝd) alors:

Supp⁢(f∗g)⊂Supp⁢(f)+Supp⁢(g)¯.
Démonstration : 

On fixe x∈ℝd avec y↦f⁢(x−y)⁢g⁢(y)∈L1. Si x∉Supp⁢(f)+Supp⁢(g), on a (x−Supp⁢(f))∩Supp⁢(g)=∅︀ donc en intégrant f∗g⁢(x)=0 sur I⁢n⁢t⁢((Supp⁢(f)+Supp⁢(g))c)=(Supp⁢(f)+Supp⁢(g)¯)c. Donc f∗g est 0, p.p. sur cet ouvert de sorte qu’il est inclus dans Supp⁢(f∗g)c.   □